« intraitable », définition dans le dictionnaire Littré

intraitable

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Fac-simile de l'édition originale du Littré (BNF)

intraitable

(in-trè-ta-bl') adj.
  • 1Avec qui on ne peut traiter, qui est d'un commerce difficile. Le roi de plus en plus se rendant intraitable, Corneille, Perthar. IV, 6. Il n'est point de tyran plus dur, plus haïssable Que la sévérité de ton cœur intraitable, Voltaire, Brutus, II, 5. Cette secte intraitable [le stoïcisme] et qui fait vanité D'endurcir les esprits contre l'humanité, Voltaire, Mort de César, I, 1. Ceux qui croient n'avoir plus besoin d'autrui deviennent intraitables, Vauvenargues, Réfl. et max. 83. Vous me l'avez peint comme un homme intraitable, Picard, Duhaut-cours, I, 9.

    Intraitable à. La passion qu'il [Louis XI] avait de vivre le rendait intraitable à quiconque l'osait avertir de sa mort, Fléchier, Panég. S. Franç. de Paule.

  • 2En un sens favorable. Qui ne se plie pas aux mauvaises transactions. De l'intraitable vérité L'incommode sévérité, Delille, Convers. III.
  • 3À qui on ne peut faire entendre raison sur quelque chose. Mais souvent sur ses vers un auteur intraitable à les protéger tous se croit intéressé, Boileau, Art p. I. C'est toi seul que je plains, intraitable rimeur, Gilbert, Apol.

HISTORIQUE

XVIe s. On l'appelle ulcere maligne, rebelle, intractable, Paré, V, 27.

ÉTYMOLOGIE

Lat. intractabilis, qu'on ne peut manier, de in… 1, et tractare, manier (voy. TRAITER).