« rognonner », définition dans le dictionnaire Littré

rognonner

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Fac-simile de l'édition originale du Littré (BNF)

rognonner

(ro-gno-né) v. n.
  • Terme populaire. Gronder, grommeler entre ses dents. M. de Monaco y était ardent [à l'affaire du pas], sauf ses parties et sa bourse, encore payait-il bien en rognonnant, Saint-Simon, 18, 240.

    Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

HISTORIQUE

XVIe s. L'heresie est proprement en nos ames ce qu'est un chancre en nos corps, qui les rongnonne petit à petit jusques à la gangrene, Pasquier, Lettres, t. II, p. 605. Et parce qu'elle [la fourmi] fait son reservoir dedans terre, elle rognonne le grain qu'elle y veut cacher, afin qu'il ne germe point, Pasquier, ib. t. I, p. 591. La seigneurie de Venise les a chassez [les jésuites], et m'asseure que quelque jour la ville de Rome n'en fera pas moins, et trouvera qu'elle nourrit dedans son sein un ver qui à la longue rongnonnera son estat, Pasquier, Recherches, III, p. 289, dans LACURNE.

ÉTYMOLOGIE

Fréquentatif, ainsi que l'indique l'historique, de rogner, qui a pris le sens figuré de trouver à redire, gronder.