« routier.2 », définition dans le dictionnaire Littré

routier

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routier [2]

(rou-tié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des rou-tié-z exercés) s. m.
  • 1Celui qui sait bien les routes (sens propre, peu usité).

    Terme de forestier. Anciens gardes supprimés en 1669.

  • 2 Fig. Celui qui a de l'expérience, qui connaît les finesses. Je dois être routier à la guerre d'amour, Régnier, Épît. II. Le sultan fit venir son visir le renard, Vieux routier et bon politique, La Fontaine, Fabl. XI, 1. Un rat sans plus s'abstient d'aller flairer autour ; C'était un vieux routier ; il savait plus d'un tour ; Même il avait perdu sa queue à la bataille, La Fontaine, ib. III, 18. Le vieux maréchal de Villeroy, grand routier de cour, Saint-Simon, 133, 225. Tout routier qu'il était, il ne se défiait nullement d'elle, Lesage, Guzm. d'Alf. I, 2.

HISTORIQUE

XVe s. Et plusieurs autres grans seigneurs et capitaines et routiers de guerre, fleur de droictes gens d'armes, qui par très long temps avoient suivi la guerre, Monstrelet, t. II, p. 196, dans LACURNE.

XVIe s. Quand ce vint au squadron des vieux routiers Macedoniens, là fut le plus fort de la meslée, Amyot, P. Aem. 35. Incontinent après s'y estre raffraischy, il alla en vray et routier courtisan trouver M. de Guyse pour le remercyer, Carloix, VIII, 9.

ÉTYMOLOGIE

Route.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

2. ROUTIER. Ajoutez :
1Celui qui parcourt habituellement les routes. Quant aux anciens [porte-balles qui parcourent l'Algérie] qui ont perdu les qualités physiques propres à la vie de routier, Arnaud, Journ. offic. 26 févr. 1876, p. 1473, 1re col. Quand deux routiers associent leurs capitaux, ils voyagent ensemble, ib.