Le Littré en ligne - Foire aux questions

Comment récupérer le texte original du Littré ?

Le texte brut est disponible en téléchargement : littre.txt.7z (17 Mo, utiliser le logiciel libre 7zip pour décompresser cette archive). Il peut contenir des coquilles ou des infidélités au texte original. Cette version est dans le domaine public, contrairement aux textes balisés (HTML, XML). Voir les questions suivantes à ce propos.

Comment récupérer le texte structuré du Littré ?

J'ai passé des centaines, voire des milliers d'heures sur ce dictionnaire, principalement pour structurer le texte brut en insérant des balises XML. Le résultat (sous licence, cf question suivante) est dans un dépôt git : https://bitbucket.org/Mytskine/xmlittre-data. Ce dépôt continue à évoluer, avec par exemple la détection de citations encore non balisées, ou la correction de balisages automatiques précédents.

Puis-je faire ce que je veux du texte du Littré ?

Le texte du dictionnaire est dans le domaine public (70 ans après la mort de tous les contributeurs au dictionnaire). Par contre, l'introduction du balisage XML est une modification substantielle du texte. Elle induit donc un droit d'auteur. Le source XML, comme le HTML de ces pages, est placé sous licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 3.0 non transposé. Chaque produit dérivé du XML du Littré (ou du HTML de ce site) devra donc contenir une référence à ce site ou à moi-même, « François Gannaz, francois.gannaz@littre.org ».

Le code source du site web est-il disponible ?

Ce site est sous licence libre Affero GPL. Le code source est dans un dépôt git : https://bitbucket.org/Mytskine/xmlittre-web.
  • le code est en Haskell ;
  • la structure est donnée par le "framework" web Yesod ;
  • la recherche en texte intégral utilise Sphinx Search ;
  • les données sont stockées dans une base Sqlite.
Les suggestions et les "pull requests" sont les bienvenues.

Comment citer ou référencer cette source ?

Dans cette édition en ligne, le Supplément a été partiellement fusionné avec le texte des quatre volumes initiaux (le premier de 1873, les autres de 1874). Si la définition ne contient pas de rubrique "Supplément au dictionnaire", alors il suffit de référencer un seul ouvrage en quatre tomes. Par exemple, en version anglaise :

Littré, Émile. Dictionnaire de la langue française. Paris, L. Hachette, 1873-1874. Electronic version created by François Gannaz. http://www.littre.org

Il faut éventuellement ajouter :

Littré, Émile. Dictionnaire de la langue française, Supplément. Paris, L. Hachette, 1878. Electronic version created by François Gannaz. http://www.littre.org

Le contenu de ce site est-il fidèle à l'édition originale ?
Pourquoi mon édition papier du Littré contient-elle des mots absents ici ?

Certaines éditions (Nouveau Littré, etc) ont été remaniées, abrégées et complétées par des mots modernes. Cette édition en ligne est très fidèle à la seconde édition (1873-1874, 1878), publiée du vivant de l'auteur, et avec ses nombreux ajouts et corrections par rapport à la publication de 1863-1872.

Voici les principales infidélités de cette version numérique.
  • Les mots en caractères non-latins (c'est-à-dire hors ISO-8859-1) sont absents, en particulier les termes grecs à l'étymologie. À titre expérimental, quelques définitions ont été complétées laborieusement.
  • Les ligatures, comme dans « œuf », furent translittérées lors de la saisie. Elles ont été réintroduites semi-automatiquement, mais des oublis et des erreurs sont possibles. Dans l'édition de référence, les vedettes avaient une ligature à peine visible (comparer COEMPEREUR et CŒMPTION dans le fac-simile), alors que le texte simple et les renvois l'utilisaient visiblement (par exemple, cœur et CŒUR). Supposant que cette différence était due à des fontes restreintes lors de l'impression, j'ai utilisé des ligatures habituelles dans les vedettes.
  • Le travail de balisage a parfois introduit des changements de ponctuation ou d'espace. Dans le pire des cas, des mots ont été déplacés, notamment pour que la prononciation ne soit pas mélangée aux vedettes multiples d'une même entrée.
  • La mise en forme est différente de celle de l'édition imprimée, et le balisage ne permet actuellement pas de reproduire la présentation initiale — par exemple, le nom de l'œuvre était en italique, mais pas la référence au passage « MOL. Bourg. gent. II, 6. »

Le contenu du Supplément est inséré à la fin des définitions concernées, dans des rubriques intitulées « Supplément au dictionnaire ». Il en va de même pour le chapitre « Additions et corrections » qui se trouve à la fin du tome Q-Z.

Il est toutefois exact qu'une partie du dictionnaire de M. Littré ne figure pas ici. Dans le Supplément (Hachette, 1878), le chapitre Additions (pages 355 à 375) n'a pas été saisi. On y trouve des compléments de définitions et de nouvelles entrées, comme « rengarier ». Cette lacune sera corrigée un jour, mais la saisie est longue et fastidieuse.

En dehors des définitions, manquent aussi à l'appel les 16 pages du Complément de la préface ou coup d'œil sur l'histoire de la langue française qui est placé dans le premier volume, entre la préface et le tableau des prononciations. Dans le Supplément, le dictionnaire des mots orientaux de M. Devic n'a pas non plus été repris.

Quel est le lien entre ce site et d'autres versions du Littré ?
Quel est l'historique du projet ?

Au commencement était Émile Littré. Il dit « Que le dictionnaire soit » et le dictionnaire fut. Plus d'un siècle après sa création, ce dictionnaire fut numérisé par des petites mains indiennes, afin d'être commercialisé sur CD-ROM par Redon, éditeur racheté ensuite par Hachette.

Heureux possesseur de cette galette, je ne pouvais cependant l'utiliser sur mon ordinateur Linux. J'en ai donc extrait les données avec l'aide d'un collègue de bureau. Ensuite, je me suis passionné pour la tâche (et pour Perl !), et j'ai cherché à structurer ce texte brut, tout juste découpé au niveau des vedettes. Pendant quelques mois, l'interrogation ne se fit que par la ligne de commande, avant que je me décide à partager le fruit de ce travail.

En 2001, un site web expérimental, XMLittré, a vu le jour à l'adresse francois.gannaz.free.fr. Free a depuis supprimé ce site, mais les données avaient été reprises un peu partout sur Internet, soit à partir du XML que je diffusais (par exemple, wiktionnaire), soit en aspirant subrepticement le HTML, et même dans une adaptation que j'avais réalisée pour Reverso (version commerciale, abrégée à leur demande).

Ce nouveau site personnel est hébergé à mes frais sur un serveur loué à OVH. Il ne contient aucune publicité, aucun suivi ni aucune exploitation commerciale des visites.