« guéder », définition dans le dictionnaire Littré

guéder

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Fac-simile de l'édition originale du Littré (BNF)

guéder

(ghé-dé. La syllabe gué prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette ; je guède, excepté au futur et au conditionnel : je guéderai ; je guéderais) v. a.
  • 1 Terme de teinturier. Teindre avec la guède. Défense aux dits teinturiers de les guéder [les draps] qu'ils ne soient dégorgés, [Règl. sur les manuf. août 1669, teint. en laine, art. 9]

    Fig. Soûler, rassasier. On l'a guédé de truffes et de vins fins.

  • 2Se guéder, v. réfl. Se rassasier. Il s'est guédé au repas de noces.

REMARQUE

L'Académie n'a guédé, guéder qu'au sens de rassasier, soûler.

HISTORIQUE

XVIe s. Dont je me suis tant guedé et rempli que j'en creve, [Nuits de Straparole, t. II, p. 265]

ÉTYMOLOGIE

Guède ; norm. être guedé (sans accent), être gonflé de nourriture. Diez, dans le sens de soûler, tire guéder de l'allemand waiden, paître, y rattachant le wallon waidi, paître. Mais il n'est pas besoin de séparer ce mot de guéder au sens propre ; et guéder, rassasier, est traiter le corps comme le teinturier traite une étoffe qu'il guède.