« gymnastique », définition dans le dictionnaire Littré

gymnastique

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gymnastique

(ji-mna-sti-k') adj.
  • 1Qui concerne les exercices du corps. Les exercices gymnastiques.
  • 2 S. f. L'art, l'action d'exercer le corps pour le fortifier. La danse est un des exercices du corps que les Grecs ont cultivés avec beaucoup de soin ; elle faisait partie de ce que les anciens appelaient la gymnastique, partagée suivant Platon en deux genres, l'orchestique, qui tire son nom de la danse ; et le palestrique appelé ainsi du mot grec qui signifie la lutte, Rollin, Hist. anc. Œuv. t. IV, p. 538, dans POUGENS. La gymnastique est la culture régulière du corps ; elle est pour lui ce que l'étude est pour l'esprit, Barth. St-Hilaire, Préface, p. VIII, de la Gymnastique pratique de LAISNÉ. La gymnastique bien comprise est une partie essentielle du perfectionnement de notre être, et l'on ne doit pas être surpris qu'à ce titre elle ait attiré les méditations des philosophes les plus vénérés du genre humain, d'un Platon, d'un Locke, ID. ib. p. IX. Les jeux ordinaires avec leurs inconvénients désordonnés et sans suite ne sauraient remplacer la gymnastique ; et, réciproquement la gymnastique, régulière et disciplinée comme elle est, ne doit point exclure les jeux où les enfants se livrent à tous les ébats de leur âge, ID. ib. p. IX. Si la gymnastique est distincte du jeu, elle ne l'est pas moins de l'orthopédie… elle prévient le mal en affermissant la santé et en fortifiant tous les organes, qu'elle exerce avec vigueur et continuité, ID. ib. p. IX. Les femmes ont besoin de la gymnastique, plus même que les hommes ; pour elles, les obstacles que la vie civilisée oppose au développement corporel sont bien plus multipliés et bien plus funestes encore, ID. ib. p. XII.

    Fig. La déclamation était une espèce d'apprentissage de l'éloquence appliquée à des sujets anciens ou fictifs, une gymnastique où l'athlète essayait des forces qu'il devait employer dans la suite aux choses publiques, Diderot, Claude et Nér. I, 1.

  • 3 Par extension, le lieu où sont établis les objets nécessaires à ces exercices et où l'on va s'exercer. Aller à la gymnastique.

HISTORIQUE

XIVe s. Travaillements gymnastiques, Oresme, Thèse de MEUNIER. Gymnastique, maniere de luite [lutte] pour exerciter son corps en force et en vitesse, Oresme, ib.

ÉTYMOLOGIE

Γυμναστιϰὸς, de γυμναστὴς (voy. GYMNASTE).