« partant.2 », définition dans le dictionnaire Littré

partant

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Fac-simile de l'édition originale du Littré (BNF)

partant [2]

(par-tan) adv.
  • Par conséquent. Il avait du comptant, Et partant De quoi choisir…, La Fontaine, Fabl. I, 17. Les tourterelles se fuyaient ; Plus d'amour, partant plus de joie, La Fontaine, ib. VII, 1. Le plus sot des Chaldéens et partant le plus fanatique, Voltaire, Zadig, 4. Peu courtisan, partant homme de foi, Voltaire, Ép. III.

    Il s'emploie en style de pratique et de comptabilité. Vous avez signé au contrat, et partant vous êtes obligé. Sur quoi payé tant, partant reste…

    Partant quitte, c'est-à-dire tous les comptes balancés, les deux parties sont quittes l'une envers l'autre.

REMARQUE

Ce mot partant peut être encore employé avec quelque grâce dans les discours de raisonnement ; hors de là, on lui préfère par conséquent, Acad. Observ. sur Vaugelas, p. 247, dans POUGENS. Cette remarque de l'Académie n'est pas juste, comme le prouvent les exemples.

HISTORIQUE

XIIe s. Partant sera la nouvele nonciée, Ronc. p. 123.

XIIIe s. Doivent aidier aus cordouaniers à paier les hueses [bottes] le roy, et partant puent il [ils peuvent] ouvrer de quel cuirien qu'il leur plest, Liv. des mét. 214.

XVIe s. Partant [par là] se veoid l'animosité des accusateurs, Montaigne, I, 99. [La confiance prouve la bonté] partant la favorise Dieu volontiers, Montaigne, I, 318.

ÉTYMOLOGIE

Par, et tant.