« sectateur », définition dans le dictionnaire Littré

sectateur

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sectateur

(sè-kta-teur) s. m.
  • Celui qui professe les principes d'un philosophe, d'un docteur, d'un littérateur, les opinions d'un hérésiarque. François de Chauvigny, sieur de Colomby, était de Caen en Normandie, parent de Malherbe, dont il fut disciple et sectateur, Pellisson, Hist. Acad. IV, Colomby. Les sectateurs enfin de ce crucifié Vous diront si sans cause ils l'ont déifié, Rotrou, St Genest, V, 2. Calvin fit de grands progrès en France ; et ce grand royaume se vit à la veille de périr par les entreprises de ses sectateurs, Bossuet, Var. IX, 76. Compatriote et sectateur de Newton, il [M. Halley] a parlé de Descartes avec respect, Mairan, Éloges, Halley. Le grand visir d'Allemagne est le fléau de Dieu, envoyé pour châtier les sectateurs d'Omar, Montesquieu, Lett. pers. 123.

    Par extension. La vertu applaudie, honorée, favorisée, ne manque jamais de sectateurs, Massillon, Myst. Pass. L'auteur de l'Esprit des lois n'est point du tout sectateur de la religion naturelle ; mais il voudrait que son critique fût sectateur de la logique naturelle, Montesquieu, Déf. Esp. lois, part. I.

    On peut dire au féminin sectatrice.

HISTORIQUE

XVIe s. Ce parti [l'Académie qui doute] a eu la plus grande suitte et les sectateurs les plus nobles, Montaigne, II, 230. Luther et ses sectateurs, Bonivard, Advis et devis es difformes reformateurs, p. 161.

ÉTYMOLOGIE

Lat. sectatorem, de sectari, fréquentatif de sequi (voy. SUIVRE), ou plutôt de la forme ancienne seco.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

SECTATEUR. - HIST. XVIe s. Ajoutez : Frere, tu voys combien sont de milles es Juifz qui ont creu, et tous sont sectateurs de la loy, Act. XXI, 20, Nouv. Test. éd. Lefebvre d'Étaples, Paris, 1525.