« discoureur », définition dans le dictionnaire Littré

discoureur

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Fac-simile de l'édition originale du Littré (BNF)

discoureur, euse

(di-skou-reur, reû-z') s. m.
  • Celui, celle qui tient de longs discours, beaucoup de discours. Mais de ces discoureurs il ne s'en trouve point, Ou pour le moins bien peu, qui connaissent ce point, Régnier, Sat. V. Pour la discoureuse dont vous vous plaignez… elle ne fait pas à beaucoup près des fautes si dangereuses, Guez de Balzac, liv. VII, lett. 43. … Impudent discoureur, Tu sauras si mon bras…, Mairet, Soliman, V. 6. Paix, discoureuse, Molière, Am. méd. II, 2. Fade discoureur, qui n'a pas plutôt le pied dans une assemblée, qu'il cherche quelques femmes auprès de qui il puisse s'insinuer, La Bruyère, V. Vous ne songerez qu'à finir votre entreprise, sans daigner même songer à faire rougir les discoureurs, Maintenon, Lett. au duc de Noailles, 25 janv. 1711. Je frémis quand je pense que les armes [d'Achille] faites par le dieu Vulcain et que ma mère m'avait données, ont été la récompense d'un discoureur artificieux [Ulysse], Fénelon, Dial. des morts anciens, 5. Nous aurions bien moins de peine à juger nos criminels qu'à vider les différends de tous ces discoureurs, Fontenelle, Jug. de Pluton. Ô discoureuse insupportable, pensa le vicomte, ton pathos me permettra-t-il enfin de placer le seul mot que j'aie à te dire ? Ch. de Bernard, un Homme sérieux, § XI.

    En bonne part. L'aimable discoureur jamais ne nous occupe De ses talents, de son emploi, Delille, Convers. III.

HISTORIQUE

XVIe s. Les esprits que l'on estime les plus subtils et grands discoureurs…, Marguerite de Navarre, Nouv. LI.

ÉTYMOLOGIE

Voy. DISCOURIR.