RUTEBEUF, auteur cité dans le Littré
RUTEBEUF (1230?-1285?)
Dans le texte d'origine du Littré, les auteurs pouvaient être nommés par de nombreuses variantes. Dans cette version en ligne, la forme RUTEBEUF a été choisie.Œuvres citées dans le dictionnaire Littré
Cette liste des œuvres a été compilée manuellement pour ce site web. Elle n'est pas exhaustive, et privilégie autant que possible les références aux éditions originales. Elle peut toutefois comprendre des publications contemporaines d'É. Littré, lorsque ce dernier était explicite sur ses sources ou qu'il cite des compilations. Le dictionnaire imprimé contenait d'ailleurs une liste très partielle des œuvres et auteurs.
| Titre de l'œuvre | Date de parution | Citations |
|---|---|---|
| Œuvres, recueillies par Jubinal, 2 vol. Paris, 1839 | 661 citations |
Quelques citations de RUTEBEUF
Voici un tirage aléatoire parmi ses 663 citations dans le Littré.
Souspirant pour l'umain lignage, Et penssis [pensif] au cruel domage Qui de jor en jor i avient.
100 (dommage)De Rome vient li max qui les vertus asome.
233 (assommer)Amors li entre ou cuer, et li sans li remue ; De desirrier fremist et d'espoir s'esvertue.
I, 432 (évertuer (s'))Aristotes à Alixandre Enseigne et si li fait entendre En son livre versié, Enz el premier quaier lié, Comment il doit el siecle vivre, Et Rutebeus l'a trait dou livre.
285 (cahier)Du roi [ils] durent avoir lor vie ; Li rois ne l'a pas assouvie : Or guerroient sa nascion.
104 (assouvir)Depuis que fu nez en la greche Diex de Marie, Ne fu mès tele espouserie.
6 (crèche)Ses anemis ne prise gaires, Qu'ele a baillis, provos et maires, Et si a juges Et de deniers plaines ses huges.
204 (huche)S'or voleiz paradix avoir, Si secoreiz la terre sainte, Qui est perdue à ceste empainte, Qui n'a pas un an de recours, S'en l'an meïsmes n'a secours.
113 (recours)S'uns hom pooit vivre cent ans, Ne puet-il tant d'oneur conquerre, Com se il est bien repentans D'aleir le sepulchre requerre.
126 (repentant, ante)Ne fist pas honte à son boen pere, Ainz montra bien que preudons iere [était] De foi, de semblant, de meniere.
53 (manière)Cest premier an Me gart cil Diex en mon droit san, Qui por nous ot paine et ahan, Et me gart l'ame.
15 (ahan)Quand il out le convers oï, Durement furent esbahi Qu'il n'orent oï soner cloche Ne champenelle, ne reloge [horloge].
315 (campane)Vos despandeiz [dépensez] et sens raison Vostre tens et vostre saison, Et le vostre et l'autrui en tasche ; Le noiel laissiez por l'escraffe, Et paradix pour vainne gloire.
114 (noyau)Tu es maqueriaus chascun mois.
214 (maquereau, elle [2])Cors tenir tot chaudement.
II, 76 (chaudement)Tu iez Rachel la desirée, Tu iez la droite Sarray, Tu iez la toison arouzée, Tu iez li bouchons Synay.
II, 11 (toison)Li rudes hom fet la rude œuvre ; Se rudes est, rudes est bues [le bœuf] ; Rudes est, s'a nom Rudebues ; Rustebues oevre durement.
329 (rude)Barbier sans rasoir, sanz cisailles, Qui ne sez rooigner ne rere, Tu n'as ne bacins ne toailles, Ne de quoi chaufer ewe clere.
214 (rasoir)Tu iez saluz de nostre essence, Balaiz de nostre vanitei, Cribles de nostre concience.
II, 14 (crible)Tu as des vertus les promisces ; Cest tes drois, c'est ta propre rente.
II, 14 (prémices)