Antoine FURETIÈRE, auteur cité dans le Littré
FURETIÈRE (1619-1688)
Dans le texte d'origine du Littré, les auteurs pouvaient être nommés par de nombreuses variantes. Dans cette version en ligne, la forme FURETIÈRE a été choisie.Œuvres citées dans le dictionnaire Littré
Aucune œuvre identifiée, le travail d'identification des œuvres reste à faire sur cet auteur.
Quelques citations de Antoine FURETIÈRE
Voici un tirage aléatoire parmi ses 84 citations dans le Littré.
Il n'y aurait rien de sûr jusqu'à la révision et l'approbation de ces messieurs ; il faudrait suspendre son jugement à l'égard de ces livres précoces qui ont paru avant que d'être éclairés des lumières de ces académiciens législateurs de la langue et donneurs de modèles pour bien écrire.
Factums, t. I, p. 191 (précoce)Il [l'abbé Régnier] n'en devait pas faire le vain [d'une traduction], puisqu'il n'a fait que regratter celle qu'avait faite auparavant le sieur Binier.
3<sup>e</sup> factum, t. I, p. 301 (regratter [1])Il a été permis à ce complaignant, pour avoir preuve du vol à lui fait, de se pourvoir par monitoires et censures ecclésiastiques.
Néron fit accuser les chrétiens de la conflagration de Rome.
Il [Boileau] a, pour ses satires et pour son Lutrin, un privilége signé en commandement et prononcé par la bouche sacrée de Sa Majesté, nonobstant l'opposition des principaux de l'Académie, qui étaient fort maltraités dans ces ouvrages.
3<sup>e</sup> factum, t. I, p. 321 (privilége)Les écoliers se servent des épithètes de Textor et des élégances poétiques pour faire leurs vers.
Roman bourg. liv. II, p. 247 (élégance)Vous voyez, messieurs, combien la jeunesse est libertine, et le peu d'autorité que les pères ont sur leurs enfants.
le Roman bourg. I (libertin, ine)J'admirai un jour la patience de M. Quinault en cette place, qui souffrit en bon chrétien l'insulte que lui fit M. Charpentier, en lui disant qu'on devait s'étonner qu'avec si peu de mérite et une si basse naissance il eût fait une si grande fortune.
Factums, t. I, p. 196 (insulte)Comme autrefois le fils de Crésus, qui avait été jusque-là muet, se dénoua la langue par un grand effort qu'il fit pour avertir son père qu'on voulait tuer.
Roman bourgeois, liv. II, Hist. de Charrosselles, p. 221 (dénouer)Qu'il ne fallait accoutumer ces rançonneurs de gens [les aubergistes] à leur donner tout ce qu'ils demandent.
Roman bourg. liv. II, Hist. de Charrosselles, p. 215 (rançonneur, euse)L'orateur voulut d'abord lui faire la révérence ; mais les trois étages de son menton et la panne épaisse et ferme de son ventre ne laissaient pas assez d'espace et de jeu pour y faire de nouveaux plis.
Factums, t. II, p. 298 (panne [2])On les voit [deux chevaux] au timon du doyen des carrosses, Construit sur le patron d'un fiacre décrépit.
Factums, t. II, p. 296 (fiacre [1])Et croit autant qu'il le souhaite Que la benoîte s'en va faite.
Voy. de Mercure. (benoîte)Il est vrai qu'il [La Fontaine] en a fait quelques-uns [contes] où il y a des endroits un peu trop gaillards ; et, quelque admirable enveloppeur qu'il soit, j'avoue que ces endroits-là sont trop marqués.
Factums, t. II, p. 195 (Lettre de Bussy-Rabutin à Furetière, 4 mai 1686) (enveloppeur)Ah ! voilà parler d'amour bien élégamment, repartit Collantine, ce langage me plaît.
Roman bourg. liv. II, p. 245 (élégamment)Cette sentence [qui condamnait les Contes de la Fontaine comme déshonnêtes] rendue contre le sieur de la Fontaine autorise la qualité d'Arétin mitigé que je lui ai donnée…
3<sup>e</sup> factum, t. I, p. 300 (mitigé, ée)On ne veut point prêter aux grands seigneurs sans caution bourgeoise.
Il demanda à un des procureurs de son siége, comment il se fallait prendre pour faire un procès à un sorcier ; on lui dit qu'il fallait avoir premièrement quelque dénonciateur.
Roman bourg. liv. II, p. 253 (dénonciateur, trice)C'est, dit Tertullien, à la vérité seule qu'il appartient de railler, parce qu'elle est gaie.
3<sup>e</sup> factum, t. I, p. 319 (gai, gaie)La main droite, ce qui s'appelle sur l'Océan tribord.