Antoine FURETIÈRE, auteur cité dans le Littré
FURETIÈRE (1619-1688)
Dans le texte d'origine du Littré, les auteurs pouvaient être nommés par de nombreuses variantes. Dans cette version en ligne, la forme FURETIÈRE a été choisie.Œuvres citées dans le dictionnaire Littré
Aucune œuvre identifiée, le travail d'identification des œuvres reste à faire sur cet auteur.
Quelques citations de Antoine FURETIÈRE
Voici un tirage aléatoire parmi ses 84 citations dans le Littré.
Il lui faisait donner place commode dans les lieux publics pour voir les pendus et les roués qu'il faisait exécuter.
Roman bourg. II, p. 249 (roué, ée)Et par ledit Prudhommeau a été persisté en ce qu'il a dit ci-dessus…
Rom. bourg. liv. II, Jugement des bûchettes. (persister)Acheter en tâche et en bloc.
Roman bourgeois, I, p. 43, dans LACURNE (tâche [2])Fantaisies musquées, toutes sortes de petits bijoux inutiles qui ne servent qu'à la propreté, ou à la curiosité, qui sont entre les mains des gens élégants, des curieux.
Dict. (musqué, ée)M. Patru, qui était une des lumières de l'Académie, s'en bannit volontairement longtemps avant sa mort, parce qu'il fut scandalisé de la longueur énorme du temps que l'on fut à disputer si la lettre A devait être qualifiée simplement voyelle, ou si c'était un substantif masculin.
Factums, t. I, p. 186 (énorme)Il a été permis à ce complaignant, pour avoir preuve du vol à lui fait, de se pourvoir par monitoires et censures ecclésiastiques.
Il est vrai de dire qu'encore qu'elle [l'Académie française] fasse un dictionnaire grammatical, il n'y a que deux ou trois de ces messieurs, à tout rompre, qui sachent la grammaire française et les premiers éléments.
Factums, t. I, p. 188 (rompre)Il est vrai qu'il [La Fontaine] en a fait quelques-uns [contes] où il y a des endroits un peu trop gaillards ; et, quelque admirable enveloppeur qu'il soit, j'avoue que ces endroits-là sont trop marqués.
Factums, t. II, p. 195 (Lettre de Bussy-Rabutin à Furetière, 4 mai 1686) (enveloppeur)Au-dessous il y a des cachots noirs, étroits et incommodes, comme ceux que les geôliers des prisons ordinaires appellent mésaises.
Factums, t. II, p. 309 (mésaise)Celle [raillerie] dont elle [l'Écriture] se servit dans cette fameuse épreuve de l'impuissance des faux dieux d'Achab, en disant aux faux prophètes : Criez plus fort, car votre dieu est peut-être en chemin.
3<sup>e</sup> factum, t. I, p. 320 (prophète)Ne trouverait-on pas ridicule celui qui, voyant un habit de droguet tout couvert de broderie, prétendrait, pour en retirer une étoffe si commune, en détruire tous les enrichissements, parce qu'on ne les pourrait séparer d'une autre manière ?
Factums, t. I, p. 346 (enrichissement)Comme je reproche à mes parties : vous êtes académiciens, et vous ne savez pas que la poésie, la peinture et la sculpture sont des arts libéraux…
3<sup>e</sup> factum, t. I, p. 320 (libéral, ale)Cet ouvrage [le Dictionnaire de l'Académie] est une toile de Pénélope, dont on défait en un jour ce qu'on a fait en un autre.
Factums, t. I, p. 185 (toile)Il demanda à un des procureurs de son siége, comment il se fallait prendre pour faire un procès à un sorcier ; on lui dit qu'il fallait avoir premièrement quelque dénonciateur.
Roman bourg. liv. II, p. 253 (dénonciateur, trice)MM. Patru et Mezeray ont donné à l'Académie les épithètes de délibérante, de députante et de remerciante.
Factums, t. I, p. 193 (remerciant, ante)Balzac, Voiture, Corneille, Racan, Chapelain, Desmarets, d'Ablancourt et les autres académiciens de la vieille roche.
Factums, t. I, p. 165 (roche [1])On dit en proverbe, quand un homme apporte une nouvelle qu'on sait déjà, qu'il n'aura pas les gants, pour : le présent qu'on donne aux messagers qui apportent quelque bonne nouvelle.
Dict. (gant)On les voit [deux chevaux] au timon du doyen des carrosses, Construit sur le patron d'un fiacre décrépit.
Factums, t. II, p. 296 (fiacre [1])S'il avait vu qu'elle eût eu quelque aversion pour lui, il se serait évité la honte d'un refus si solennel.
Roman bourg. 1 (éviter)Ils se prirent de paroles, et, après quelque gradation d'injures, Charpentier reprocha à l'abbé Tallemant qu'il était fils d'un marchand banqueroutier de la Rochelle.
Factums, t. I, p. 197 (gradation)