Jules MICHELET, auteur cité dans le Littré
MICHELET (1798-1874)
Dans le texte d'origine du Littré, les auteurs pouvaient être nommés par de nombreuses variantes. Dans cette version en ligne, la forme MICHELET a été choisie.historien et écrivain
Œuvres citées dans le dictionnaire Littré
Aucune œuvre identifiée, le travail d'identification des œuvres reste à faire sur cet auteur.
Quelques citations de Jules MICHELET
Voici un tirage aléatoire parmi ses 66 citations dans le Littré.
Il est curieux de suivre la biographie d'un symbole, de voir par exemple… comment l'herbe, suivant le cours de la végétation juridique, devint paille, stipula ; comment, la formule remplaçant le symbole et se perdant elle-même dans une locution vulgaire, le souvenir de cette paille nous reste en un mot : stipuler.
Orig. du droit franç. Introd. CXII (stipuler)En vivant avec lui [St-Simon, l'auteur des mémoires], j'ai passé par plus d'une phase ; je l'ai adopté, critiqué ; je l'ai aimé et désaimé.
Louis XIV et le duc de Bourgogne, p. 451 (désaimer)Un archevêque de Mayence disait souvent : le cœur humain est comme la meule d'un moulin ; si l'on y met du blé, elle l'écrase et en fait de la farine ; si l'on n'en met point, elle tourne toujours, mais elle s'use elle-même.
Mém. Luther, l. I, ch. 1 (meule [1])Louis XV… éloigna la du Barry, communia, mourut fort décemment.
Louis XV et Louis XVI (mourir)Des professions nouvelles commencent pour la noblesse ; d'innombrables tripots, aux tournois de leurs tapis verts, voient jouter la chevalerie nouvelle ; un mot a enrichi la langue : chevalier d'industrie.
Louis XIV et le duc de Bourgogne, p. 146 (industrie)Quel que fût l'intérieur du roi, il est certain que sa décence contenait quelque peu la débâcle des mœurs, à la cour, dans l'église.
Louis XIV et le duc de Bourgogne, p. 151 (débâcle)Il leur fallait [aux Anglais] une rétractation de Jeanne [d'Arc] qui infamât le roi Charles.
dans le Dict. de DOCHEZ. (infamer)Le génie girondin, celui de Fénelon, Montaigne, Montesquieu, celui du grand parti qui, en 93, périt pour ne pas tuer, est vif, mais modéré, équilibré, ce semble.
Régence, p. 436 (équilibré, ée)Ces plagiaires impitoyables [les jésuites] qui les [les enfants] enlevaient à leurs mères.
Du prêtre et de la femme, 1re part. ch. 1 (plagiaire)Elle [la sorcière] aime aussi à le [Satan] nommer du petit nom de verdelet, jolibois, vert-bois, ce sont les lieux favoris de l'espiègle.
la Sorcière, p. XVIII (jolibois)Cambon s'était établi en personne à la trésorerie.
Hist. de la Révolution, XXI, 3 (trésorerie)C'est [le cardinal Dubois] un homme d'affaires vif et passionné, entraînant, endiablé, terrible pour aller à son but.
la Régence, p. 55 (endiablé, ée)Danton était d'abord, et avant tout, un mâle ; il y avait en lui du lion et du dogue, beaucoup aussi du taureau.
Révolution, t. IV, p. 94 (mâle)Moi qui ai droit de mourir par l'âge et par les travaux, elle le front déjà incliné par les épreuves d'enfance et par la sagesse avant l'heure, nous n'en vivions pas moins de la rajeunissante haleine de cette mère aimée, la nature.
dans OTH. D'HAUSSONVILLE, Rev. des Deux-Mondes, 1er juin 1876, p. 491 (rajeunissant, ante)Lois galloises : Dynwal mesura toute l'île en partant de la longueur d'un grain d'orge : trois grains font un pouce ; trois pouces, un palme ; trois palmes, un pied ; il y a trois pieds dans un pas ; trois pas, dans un saut ; trois sauts, dans un sillon ; mille sillons forment un mille.
Orig. du droit, p. 106 (saut)Il leur advint comme au voyageur qui gravit dans un temps sombre l'amphithéâtre colossal des Alpes ou des Pyrénées ; dans sa mobile admiration, chaque sommet découvert lui semble le principal, celui qui domine tout.
la Réforme, p. 23 (mobile)Aux dunes de Scheveningue on voit ses eaux [du Zuiderzée] surplombantes, toujours prêtes à franchir la digue.
la Mer, 2<sup>e</sup> éd. p. 24 (surplombant, ante)Le pic ne serait pas l'idéal du travailleur, s'il n'était calomnié et persécuté.
l'Oiseau. (pic [3])[Ce chant] fut trouvé à Strasbourg, à deux pas de l'ennemi… trouvé en mars ou avril, au premier moment de la guerre, il ne lui fallut pas plus deux mois pour pénétrer toute la France ; il alla frapper au fond du midi, comme par un violent écho, et Marseille répondit au Rhin ; sublime destinée de ce chant ! il est chanté des Marseillais à l'assaut des Tuileries, il brise le trône au 10 août ; on l'appelle la Marseillaise.
Hist. de la révol. III, p. 496 (marseillaise)À ce poëte des rois [Ronsard] la cour tresse un laurier royal ; le succès double son effort, sa joue enfle, il souffle sa trompe… et la France n'a plus rien à envier à l'ampoule espagnole.
Guerres de religion, p. 133 (trompe [1])