Gédéon TALLEMANT, Sieur Des Réaux, dit TALLEMAND DES RÉAUX, auteur cité dans le Littré
TALLEMANT (1619-1692)
Dans le texte d'origine du Littré, les auteurs pouvaient être nommés par de nombreuses variantes. Dans cette version en ligne, la forme TALLEMANT a été choisie.Œuvres citées dans le dictionnaire Littré
Aucune œuvre identifiée, le travail d'identification des œuvres reste à faire sur cet auteur.
Quelques citations de Gédéon TALLEMANT, Sieur Des Réaux, dit TALLEMAND DES RÉAUX
Voici un tirage aléatoire parmi ses 41 citations dans le Littré.
Une marieuse de gens, on appelle vulgairement cela une apparieuse.
VIII, p. 70 (apparieur, euse)Un de ses frères [du président Jeannin] se piquait tellement de belles mains, qu'il ne les montrait que sur de la panne noire pour les faire paraître encore plus blanches.
Histor. t. VI, p. 158, éd. 1835 (panne [1])Une habitude vitupéreuse.
Histor. IV, 114 (vitupéreux, euse)L'ardeur avec laquelle elle aimait, son courage, sa fierté, ses yeux vifs, et ses cheveux trop dorés, lui firent donner le surnom de Lionne.
Historiettes, t. IV, p. 12 (lion, onne)Il [la Calprenède] affina plaisamment les libraires ; il traitait avec eux pour deux ou pour quatre volumes ; après, quand ces volumes étaient faits, il leur disait : j'en veux faire trente, moi.
la Calprenède. (trente)Elle [Mme de Puisieux] endetta le couvent des Dix-Vertus d'une somme considérable, et cela pour des friponneries ; car le pâtissier seul demande beaucoup.
Histor. éd. P. Paris, t. I, p. 470 (friponnerie)Il [Balzac, depuis le Prince] changea sa façon d'écrire pour montrer qu'il n'était pas ignorant comme on lui avait reproché ; mais, en récompense, il est ferré en quelques endroits, et cette affectation d'érudition n'est que trop souvent désagréable.
t. IV, p. 91, éd. de 1855 (ferré, ée)À la fin, lui et la dame se querellèrent tout de bon ; car, l'ayant rencontrée en une visite, ils se harpignèrent.
Historiettes, éd. in-12, t. VII, p. 43 (harpigner (se) ou harpiller (se))Sa femme [de la Fontaine] dit qu'il rêve tellement, qu'il est quelquefois trois semaines sans croire être marié.
Historiettes, de la Fontaine. (rêver)La mère avait conservé son humeur friande ; il lui faisait des présents de friponneries.
ib. t. VI, p. 525 (friponnerie)La comtesse et elle se harpignèrent ; les autres ne dirent rien.
ib. p. 141 (harpigner (se) ou harpiller (se))Joubert, qui a eu de la réputation et qui, en effet, plaidait bien pour le fond, quand on lui avait donné tout le temps qu'il lui fallait pour lécher son ours, disait de grandes sottises quand il se mettait sur le bien dire.
Historiettes, t. X, p. 216 (ours)François 1er était à table, quand on lui présenta une épigramme qui lui plut fort, et, en mangeant, il disait sans cesse : Ah ! la bonne épigramme ! Un bon gentilhomme qui ouït cela dit après au maître d'hôtel : Est-ce quelque viande nouvelle ? Hé ! je vous en prie, faites-nous en goûter.
Hist. t. VI, p. 148, éd. 1835 (épigramme)Au jour, il les trouva tous deux jouant aux jonchets.
Historiette de Mme de Rohan, t. V, p. 18 (jonchet)Elle [Mlle de Scudéry] dit toujours : depuis le renversement de notre maison ; vous diriez qu'elle parle du bouleversement de l'empire grec.
Scudéry et sa sœur. (renversement)Il fait des devises… lesquelles mon ignorance ne conçut que pour emblèmes très chétives.
t. V, p. 139, éd. Paris. (emblème)Elle est fort avare, lui est prodigue ; elle l'appelle panier percé et le ragote sans cesse sur sa dépense.
DES RÉAUX, Histor. t. VIII, p. 102, édit. in-12 (ragoter)Le chevalier ne mangeait point avec elle ; car la marquise tient pour maxime qu'il ne faut qu'un amant fasse devant sa maîtresse que ce qui est de l'essentiel de l'amour, et que, par exemple, il ne faut qu'une grimace en mangeant, ou quelque petite indécence pour tout gâter ; elle appelle cela faire des mortalités.
t. V, p. 261, éd. P. Paris (mortalité)Il n'y a rien qui désabuse tant les gens, et surtout un homme de numéro, que quand on leur veut ôter ce qui leur appartient.
Historiettes, édit. in-8°, t. V, p. 49 (numéro)Une manière d'agir hardie qui l'obligeait de traiter familièrement avec les gens de la première qualité.
Disc. sur Benserade. (traiter)