Gédéon TALLEMANT, Sieur Des Réaux, dit TALLEMAND DES RÉAUX, auteur cité dans le Littré
TALLEMANT (1619-1692)
Dans le texte d'origine du Littré, les auteurs pouvaient être nommés par de nombreuses variantes. Dans cette version en ligne, la forme TALLEMANT a été choisie.Œuvres citées dans le dictionnaire Littré
Aucune œuvre identifiée, le travail d'identification des œuvres reste à faire sur cet auteur.
Quelques citations de Gédéon TALLEMANT, Sieur Des Réaux, dit TALLEMAND DES RÉAUX
Voici un tirage aléatoire parmi ses 41 citations dans le Littré.
Mme de Sévigné chante, elle danse, et a l'esprit fort vif et agréable ; elle est brusque et ne se peut tenir de dire ce qu'elle croit joli, quoique assez souvent ce soient des choses un peu gaillardes.
dans le Dict. de DOCHEZ. (gaillard, arde [1])Elle [Mme Cornuel] disoit que Sanguin, le médecin, faisoit binet de M. le duc d'Elbœuf, parce qu'il le faisoit vivre par miracle après son apoplexie.
Histor. t. IX, p. 56 (binet [1])L'ardeur avec laquelle elle aimait, son courage, sa fierté, ses yeux vifs, et ses cheveux trop dorés, lui firent donner le surnom de Lionne.
Historiettes, t. IV, p. 12 (lion, onne)La mère avait conservé son humeur friande ; il lui faisait des présents de friponneries.
ib. t. VI, p. 525 (friponnerie)Mlle Gervaise était fort jolie en sa jeunesse et n'enfouissait pas le talent, car elle se servait admirablement bien de sa beauté.
dans RÉMUSAT, Infl. de la scol. sur la lang. franç. p. 400 (talent)Pour M. de Montausier, ç'a été un mourant d'une constance qui a duré plus de treize ans,
Historiette de Mme de Montausier (mourant, ante)Elle [Mme de Puisieux] endetta le couvent des Dix-Vertus d'une somme considérable, et cela pour des friponneries ; car le pâtissier seul demande beaucoup.
Histor. éd. P. Paris, t. I, p. 470 (friponnerie)Joubert, qui a eu de la réputation et qui, en effet, plaidait bien pour le fond, quand on lui avait donné tout le temps qu'il lui fallait pour lécher son ours, disait de grandes sottises quand il se mettait sur le bien dire.
Historiettes, t. X, p. 216 (ours)Il [la Calprenède] affina plaisamment les libraires ; il traitait avec eux pour deux ou pour quatre volumes ; après, quand ces volumes étaient faits, il leur disait : j'en veux faire trente, moi.
la Calprenède. (trente)Une manière d'agir hardie qui l'obligeait de traiter familièrement avec les gens de la première qualité.
Disc. sur Benserade. (traiter)Il [Balzac, depuis le Prince] changea sa façon d'écrire pour montrer qu'il n'était pas ignorant comme on lui avait reproché ; mais, en récompense, il est ferré en quelques endroits, et cette affectation d'érudition n'est que trop souvent désagréable.
t. IV, p. 91, éd. de 1855 (ferré, ée)Pour se venger d'un homme, elle prit du mal exprès pour le poivrer.
dans les Excentricités du langage (poivrer)Il n'y a rien qui désabuse tant les gens, et surtout un homme de numéro, que quand on leur veut ôter ce qui leur appartient.
Historiettes, édit. in-8°, t. V, p. 49 (numéro)François 1er était à table, quand on lui présenta une épigramme qui lui plut fort, et, en mangeant, il disait sans cesse : Ah ! la bonne épigramme ! Un bon gentilhomme qui ouït cela dit après au maître d'hôtel : Est-ce quelque viande nouvelle ? Hé ! je vous en prie, faites-nous en goûter.
Hist. t. VI, p. 148, éd. 1835 (épigramme)Sa femme [de la Fontaine] dit qu'il rêve tellement, qu'il est quelquefois trois semaines sans croire être marié.
Historiettes, de la Fontaine. (rêver)Une marieuse de gens, on appelle vulgairement cela une apparieuse.
VIII, p. 70 (apparieur, euse)La comtesse de Maure avait de l'esprit infiniment, un esprit capable, instruit, connaissant et extraordinaire en toute chose.
Hist. t. III, p. 266 (connaissant, ante)Le chevalier ne mangeait point avec elle ; car la marquise tient pour maxime qu'il ne faut qu'un amant fasse devant sa maîtresse que ce qui est de l'essentiel de l'amour, et que, par exemple, il ne faut qu'une grimace en mangeant, ou quelque petite indécence pour tout gâter ; elle appelle cela faire des mortalités.
t. V, p. 261, éd. P. Paris (mortalité)Fluidité du discours.
Plutarque, t. V, Vie de Cicéron, dans RICHELET (fluidité)Il y avait chez elle la plus grande liberté du monde… il y en a même qui lui ont volé tantôt sa bourse, tantôt sa pelotte d'argent… et jamais il n'y eut demoiselle du Marais à qui on ait si souvent plié la toilette.
Historiettes, t. IX, p. 92 (plier)