César Chesneau DU MARSAIS, auteur cité dans le Littré
DUMARSAIS (1676-1756)
Dans le texte d'origine du Littré, les auteurs pouvaient être nommés par de nombreuses variantes. Dans cette version en ligne, la forme DUMARSAIS a été choisie.Œuvres citées dans le dictionnaire Littré
Cette liste des œuvres a été compilée manuellement pour ce site web. Elle n'est pas exhaustive, et privilégie autant que possible les références aux éditions originales. Elle peut toutefois comprendre des publications contemporaines d'É. Littré, lorsque ce dernier était explicite sur ses sources ou qu'il cite des compilations. Le dictionnaire imprimé contenait d'ailleurs une liste très partielle des œuvres et auteurs.
| Titre de l'œuvre | Date de parution | Citations |
|---|---|---|
| Œuvres, 7 vol. in-8, Paris, 1797, édition citée par POUGENS | 0 citations |
Quelques citations de César Chesneau DU MARSAIS
Voici un tirage aléatoire parmi ses 170 citations dans le Littré.
Nous ne connaissons l'âme et ses propriétés que par le sentiment intérieur que nous en avons ; nous sentons, et même nous avons un sentiment réfléchi de nos sensations ; nous sentons que nous sentons.
Œuv. t. V, p. 308 (sentir)Molière a si bien peint ce caractère [de l'hypocrite] dans la personne de Tartufe, et a rendu ce caractère tellement propre à Tartufe que notre langue s'est trouvée enrichie de ce mot, et que Tartufe, nom propre, est devenu par figure un nom commun ; de sorte que l'on dit aujourd'hui d'un hypocrite et d'un faux dévot, c'est un tartufe.
Œuv. t. III, p. 289 (tartufe)Comme nous saisissons aisément ce qui est simple et bien ordonné et que nous apercevons sans peine les rapports des parties qui font l'ensemble…
Œuvr. t. V, p. 38 (saisir)Dans la pétition de principe, on répond en termes différents la même chose que ce qui est en question.
Œuv. t. v, p. 343 (pétition)Ce sont ceux qui ont le plus d'esprit, qui se rebutent le plus aisément des méthodes ténébreuses.
Œuv. t. I, p. 101 (ténébreux, euse)Le célèbre Lulli a eu presque toujours une extrême attention à ajuster son chant à la bonne prononciation ; par exemple il ne fait point de tenue sur les syllabes brèves.
Œuv. t. IV, p. 52 (tenue)La fin de l'orthographe est de peindre la parole par des signes, qui, selon leur destination une fois fixée et convenue, deviennent l'image des sons particuliers qui entrent dans la composition des mots.
Dissert. sur la prononc. t. III, p. 269 (orthographe)L'énumération ou distribution consiste à parcourir en détail divers états, diverses circonstances et diverses parties ; on doit éviter la minutie dans l'énumération.
Mél. gramm. philos. t. v, p. 286 (énumération)Le philosophe est un honnête homme qui agit en tout par raison, et qui joint à un esprit de réflexion et de justesse les mœurs et les qualités sociables.
Œuv. t. VI, p. 38 (sociable)On crée deux nouveaux patriarches, celui de Jérusalem, dans le quinzième concile général, qui est le second de Constantinople en 553, et celui de Constantinople, qui prétendit le second rang.
Lib. égl. gall. part. II, max. 14 (patriarche)Celui qui, le premier, a uni lumière à esprit, a donné à lumière un sens métaphorique, et en a fait un mot nouveau par ce nouveau sens.
Tropes, II, 10 (métaphorique)Comme les rhéteurs et M. le Batteux lui-même distinguent fort bien le syllogisme philosophique du syllogisme ou argument oratoire.
ib. t. III, p. 364 (syllogisme)La synthèse, qu'on appelle aussi méthode de composition, consiste à commencer par les choses les plus générales, pour passer à celles qui le sont moins.
Œuv. t. v, p. 384 (synthèse)C'est un défaut qu'un même son soit représenté par plusieurs caractères différents.
Œuv. t. IV, p. 129 (son [3])La lettre de convocation de l'empereur est adressée à saint Cyrille, patriarche d'Alexandrie, et aux métropolitains.
Lib. Egl. gallic. part. II, max. 8 (convocation)Il ne faut pas croire que les tropes n'aient été inventés que par nécessité, à cause du défaut et de la disette des mots propres… les hommes n'ont point consulté s'ils avaient ou s'ils n'avaient pas des termes propres pour exprimer leurs idées, ni si l'expression figurée serait plus agréable que l'expression propre ; ils ont suivi les mouvements de leur imagination et ce que leur inspirait le désir de faire sentir vivement aux autres ce qu'ils sentaient eux-mêmes vivement.
Tropes, VII, 2 (trope)Nombre, en termes de grammaire, se dit de la propriété qu'ont les terminaisons des noms et celles des verbes, de marquer si le mot doit être entendu d'une seule personne, ou si l'on doit l'entendre de plusieurs.
Œuv. t. IV, p. 343 (nombre)Dans la métonymie je prends un nom pour un autre, au lieu que dans la synecdoque je prends le plus pour le moins, ou le moins pour le plus.
Le renversement de construction ne doit jamais renverser le sens.
Trop. part. II, art. 18 (renversement)Il y a quatre sortes de sujets : 1° sujet simple, tant au singulier qu'au pluriel ; 2° sujet multiple ; 3° sujet complexe ; 4° sujet énoncé par plusieurs mots qui forment un sens total et qui sont équivalents à un nom.
Œuv. t. v, p. 44 (sujet [2])