César Chesneau DU MARSAIS, auteur cité dans le Littré
DUMARSAIS (1676-1756)
Dans le texte d'origine du Littré, les auteurs pouvaient être nommés par de nombreuses variantes. Dans cette version en ligne, la forme DUMARSAIS a été choisie.Œuvres citées dans le dictionnaire Littré
Cette liste des œuvres a été compilée manuellement pour ce site web. Elle n'est pas exhaustive, et privilégie autant que possible les références aux éditions originales. Elle peut toutefois comprendre des publications contemporaines d'É. Littré, lorsque ce dernier était explicite sur ses sources ou qu'il cite des compilations. Le dictionnaire imprimé contenait d'ailleurs une liste très partielle des œuvres et auteurs.
| Titre de l'œuvre | Date de parution | Citations |
|---|---|---|
| Œuvres, 7 vol. in-8, Paris, 1797, édition citée par POUGENS | 0 citations |
Quelques citations de César Chesneau DU MARSAIS
Voici un tirage aléatoire parmi ses 170 citations dans le Littré.
L'énumération ou distribution consiste à parcourir en détail divers états, diverses circonstances et diverses parties ; on doit éviter la minutie dans l'énumération.
Mél. gramm. philos. t. v, p. 286 (énumération)Les voyelles sont ainsi appelées du mot voix, parce qu'elles se font entendre par elles-mêmes ; elles forment toutes seules un son, une voix.
Œuv. t. IV, p. 364 (voyelle)L'exclamation : c'est ainsi que saint Paul, après avoir parlé de ses faiblesses, s'écrie : Malheureux que je suis ! qui me délivrera de ce corps mortel ?
Œuvres, t. v, p. 285 (exclamation)La figure qu'on appelle crase se fait lorsque, deux voyelles se confondant ensemble, il en résulte un nouveau son, par exemple lorsqu'au lieu de dire à le ou de le, nous disons au ou du, et de même le mois d'oût au lieu du mois d'août.
Mél. gramm. t. V, p. 98 (crase)L'événement est arrivé après la comète : donc il est arrivé à cause de la comète ; c'est un sophisme populaire.
Œuv. t. V, p. 347 (populaire)La langue hébraïque s'écrivait autrefois sans voyelles, il n'y avait que les seules consonnes, et c'était la tradition et l'usage qui apprenaient comment il fallait placer les voyelles pour la lire et la prononcer.
Œuv. t. VII, p. 42 (tradition)Les termes ne doivent pas être pris plus universellement dans la conclusion, qu'ils ne l'ont été dans les prémisses.
Œuv. t. v, p. 336 (universellement)Selon les physiciens, ce qui est naturel, c'est ce qui se fait sans le ministère de l'art, par un enchaînement qui nous est inconnu de causes et d'effets, et qui dépend de cette force supérieure, de ce mécanisme inflexible qui ne prend conseil ni de notre volonté ni de nos intérêts.
Œuvr. t. III, p. 369 (naturel, elle)Tous les cent dix ans les Romains devaient célébrer des fêtes solennelles en l'honneur des dieux, pendant trois jours et pendant trois nuits.
Œuvres, t. I, p. 45 (tout, toute)En rassemblant les divers sujets dont on veut dire la même chose, on abrège le discours, et on le rend plus vif.
Œuv. t. v, p. 82 (vif, vive)La quenouille était plus souvent qu'aujourd'hui entre les mains des femmes : de là on dit en plusieurs occasions lance pour signifier un homme, et quenouille pour marquer une femme.
Tropes, II, 2 (quenouille)Rapport d'identité : c'est le fondement de l'accord de l'adjectif avec son substantif.
Œuv. t. V, p. 64 (rapport)Les règles n'apprennent qu'à ceux qui savent déjà, parce que les règles ne sont que des observations sur l'usage : ainsi commencez par faire lire les exemples des figures avant que d'en donner la définition.
Tropes, III, 11 (règle)Les adjectifs patronymiques, c'est-à-dire tirés du nom du père ou de quelqu'un des aïeux sont des épithètes.
Œuvr. t. v, p. 228 (patronymique)Celui qui, le premier, a uni lumière à esprit, a donné à lumière un sens métaphorique, et en a fait un mot nouveau par ce nouveau sens.
Tropes, II, 10 (métaphorique)La jeunesse n'est pas le temps de la récolte et des productions ; c'est celui de semer et de faire des provisions.
Œuv. t. I, p. 36 (provision)Il n'y a rien qui coûte moins à acquérir aujourd'hui que le nom de philosophe : une vie obscure et retirée, quelques dehors de sagesse, avec un peu de lecture, suffisent pour attirer ce nom à des personnes qui s'en honorent.
Œuv. t. VI, p. 25 (philosophe)C'est donc par l'idiotisme de l'une et de l'autre langue qu'il faut expliquer ces façons de parler, et non par les règles ridicules du que retranché.
Œuv. t. IV, p. 82 (que [2])Cette provision d'idées doit être un des principaux objets de l'éducation.
Œuv. t. I, p. 3 (provision)Le sens spirituel est de plusieurs sortes : 1° le sens moral ; 2° le sens allégorique ; 3° le sens anagogique.
Œuv. t. III, p. 222 (spirituel, elle)