César Chesneau DU MARSAIS, auteur cité dans le Littré
DUMARSAIS (1676-1756)
Dans le texte d'origine du Littré, les auteurs pouvaient être nommés par de nombreuses variantes. Dans cette version en ligne, la forme DUMARSAIS a été choisie.Œuvres citées dans le dictionnaire Littré
Cette liste des œuvres a été compilée manuellement pour ce site web. Elle n'est pas exhaustive, et privilégie autant que possible les références aux éditions originales. Elle peut toutefois comprendre des publications contemporaines d'É. Littré, lorsque ce dernier était explicite sur ses sources ou qu'il cite des compilations. Le dictionnaire imprimé contenait d'ailleurs une liste très partielle des œuvres et auteurs.
| Titre de l'œuvre | Date de parution | Citations |
|---|---|---|
| Œuvres, 7 vol. in-8, Paris, 1797, édition citée par POUGENS | 0 citations |
Quelques citations de César Chesneau DU MARSAIS
Voici un tirage aléatoire parmi ses 170 citations dans le Littré.
Le savoir fait partie du mérite personnel ; il mène souvent à la fortune, et est toujours d'une grande ressource dans l'adversité.
Œuv. t. I, p. 267 (savoir [2])Ainsi les prépositions suppléent au défaut des cas, et les cas emportent la valeur des prépositions.
Œuvr. t. III, p. 346 (préposition)On connaît le liber memorialis à l'usage des écoliers allemands : c'est un petit dictionnaire où les mots latins sont rangés par ordre de racines.
Œuv. t. I, p. 93 (racine)Ces fêtes ou ces jeux qu'on appelait séculaires, devaient être célébrés suivant une prétendue prédiction contenue dans les livres des sibylles, qui annonçaient que l'empire romain se maintiendrait dans toute sa gloire, tant que ces fêtes seraient exactement célébrées.
Œuv. t. I, p. 45 (séculaire)Observez que toutes ces manières de penser, par réminiscence, par imagination, par ampliation, par diminution, par abstraction, etc. supposent toujours des impressions antérieures immédiates.
Mél. gramm. philos. Œuv. t. V, p. 331 (réminiscence)Il ne faut pas croire que les tropes n'aient été inventés que par nécessité, à cause du défaut et de la disette des mots propres… les hommes n'ont point consulté s'ils avaient ou s'ils n'avaient pas des termes propres pour exprimer leurs idées, ni si l'expression figurée serait plus agréable que l'expression propre ; ils ont suivi les mouvements de leur imagination et ce que leur inspirait le désir de faire sentir vivement aux autres ce qu'ils sentaient eux-mêmes vivement.
Tropes, VII, 2 (trope)Un ouvrier qui a fait la besogne pour laquelle on l'a fait venir, et qui n'attend plus que son payement pour se retirer, au lieu de dire payez-moi, dit par euphémisme : n'avez-vous plus rien à m'ordonner ?
ib. (euphémisme)L'on peut dire que chaque siècle a pu avoir ses critiques et son dictionnaire néologique.
Tropes, 2<sup>e</sup> part. art. 3 (néologique)Ce qui fait en chaque langue que les mots excitent le sens que l'on veut faire naître dans l'esprit de ceux qui savent la langue, c'est ce qu'on appelle syntaxe.
Œuvres, t. v, p. 2 (syntaxe)Les adjectifs numéraux sont, comme leur nom le déclare, ceux qui qualifient par un attribut d'ordre numéral, tels que le premier, dernier, second.
Œuv. t. IV, p. 109 (numéral, ale)Les raisonnements de la grammaire raisonnée sont très simples et très uniformes, comme j'espère qu'on le reconnaîtra dans le traité de la syntaxe.
Œuv. t. I, p. 32 (raisonné, ée [1])Les adjectifs pronominaux qualifient par un attribut de désignation individuelle, c'est-à-dire par une qualité qui, ne tenant ni de l'espèce ni de l'action, ni de l'arrangement, n'est qu'une pure indication de certains individus, ces adjectifs sont ou une qualification du rapport personnel, comme mon, ma, ton, notre, votre, son, leur, mien, tien, sien, ou une qualification de quotité vague et non déterminée, tels que quelque, un, plusieurs, tout, nul.
Œuv. t. IV, p. 109 (pronominal, ale)La lettre de convocation de l'empereur est adressée à saint Cyrille, patriarche d'Alexandrie, et aux métropolitains.
Lib. Egl. gallic. part. II, max. 8 (convocation)L'opération de ranger les mots dans leur ordre naturel au milieu des inversions latines demande une contention d'esprit qui fait une véritable peine à leur cerveau [des enfants], et par conséquent qui les rebute.
Œuv. t. I, p. 8 (rebuter)On comprendra dans la suite pourquoi, dans la construction simple, je supplée des mots qui ne sont point dans le texte ; ceux qui ne les suppléent point confondent la syntaxe simple avec la syntaxe élégante.
Œuvr. t. I, p. 188 (suppléer)Par la même raison on dit que les personnes d'une condition médiocre ne doivent pas se mesurer avec les grands, c'est-à-dire vivre comme les grands, se comparer à eux, comme on compare une mesure avec ce qu'on veut mesurer.
Tropes, part. II, art. 10 (mesurer)Ce est souvent substantif, c'est le hoc des Latins ; alors, quoi qu'en disent nos grammairiens, ce est du genre neutre.
Œuv. t. IV, p. 296 (neutre)Les docteurs furent appelés massorètes, du mot massore, qui veut dire tradition ; parce que ces docteurs s'attachèrent dans leur opération à conserver, autant qu'il leur fut possible, la tradition de leurs pères dans la manière de lire et de prononcer.
Mél. gramm. philos. Œuv. t. IV, p. 55 (massorah ou massore)La nature nous a donné les signes des passions ; ils sont entendus dans toutes les nations, à cause d'une sorte d'unisson qu'il y a entre nos organes et les organes des autres hommes.
Œuv. t. III, p. 385 (unisson)Comme il arrivait rarement que les résignants vécussent vingt jours après la résignation, pour prévenir le danger qu'il y avait de perdre le bénéfice, les résignataires faisaient admettre secrètement en cour de Rome les résignations de leurs bénéfices qu'ils gardaient ensuite entre leurs mains pendant la vie du résignant, sans prendre possession du bénéfice, et ils ne faisaient paraître la résignation qu'après la mort du résignant.
Lib. Égl. gallic. part. 2<sup>e</sup>, maxime 19 (résignant)