Roger de RABUTIN, Comte de Bussy, dit BUSSY-RABUTIN, auteur cité dans le Littré
BUSSY-RABUTIN (1618-1693)
Dans le texte d'origine du Littré, les auteurs pouvaient être nommés par de nombreuses variantes. Dans cette version en ligne, la forme BUSSY-RABUTIN a été choisie.Œuvres citées dans le dictionnaire Littré
Cette liste des œuvres a été compilée manuellement pour ce site web. Elle n'est pas exhaustive, et privilégie autant que possible les références aux éditions originales. Elle peut toutefois comprendre des publications contemporaines d'É. Littré, lorsque ce dernier était explicite sur ses sources ou qu'il cite des compilations. Le dictionnaire imprimé contenait d'ailleurs une liste très partielle des œuvres et auteurs.
| Titre de l'œuvre | Date de parution | Citations |
|---|---|---|
| Histoire amoureuse des Gaules | 1665 | 12 citations |
| Roger de RABUTIN | 52 citations |
Quelques citations de Roger de RABUTIN, Comte de Bussy, dit BUSSY-RABUTIN
Voici un tirage aléatoire parmi ses 96 citations dans le Littré.
Son savoir-faire nous garantira de leurs mauvais desseins.
Lett. t. III, p. 103, dans POUGENS (savoir-faire)Nous autres malheureux sommes fort délicats et tout près d'être sur le pied gauche ; nous prenons les moindres négligences pour un oubli.
Lett. t. IV, p. 8, dans POUGENS (pied)Et quoiqu'il fût [le chevalier de Gramont] moins honteux auprès des dames, il n'était pourtant pas plus pressant ; au contraire, pourvu qu'il pût baudir, faire dire dans le monde qu'il était amoureux… il ne se mettait guère en peine de la conclusion.
Hist. am. p. 47, édit. Amsterdam, 1671 (baudir)Il est surprenant de voir qu'ayant de l'agrément l'un pour l'autre, et un bon fond, il arrive de temps en temps des riottes entre nous deux.
Lett. à Mme de Sévigné, 21 avr. 1670 (riotte)Il avait mis à mal toutes les femmes qu'il avait entreprises.
Hist. amour. des Gaules, dans GODEFROY, Lexique de Corneille. (entreprendre)Ne vous souvenez-vous pas, madame, de la physionomie funeste de ce grand homme [Turenne] ? du temps que je ne l'aimais pas, je disais que c'était une physionomie patibulaire.
Lett. à Mme de Sév. 11 août 1675 (patibulaire)Je ne comprends pas que vous parliez si bien d'un procédé ; pour moi, je crois que vous avez eu quelque affaire en Bretagne, qui vous a appris cette langue.
à Mme de Sévigné, dans SÉV. 7 sept. 1668 (procédé [2])Elle ne cherchait qu'à faire diversion à sa douleur.
dans RICHELET (diversion)Se trouvant plus heureux qu'il n'avait espéré, il [Caderousse] tâcha de profiter de sa bonne fortune ; Mlle de Toussi avait pour le moins autant d'impatience que lui de le satisfaire, mais elle avait les raisons du tablier, qui est un obstacle terrible pour les amants.
France galante, p. 305, éd. POITEVIN, 1857 (tablier [2])Ne savez-vous pas qu'il faut prendre d'un méchant payeur ce que l'on peut ?
Lett. t. III, p. 2, dans POUGENS (payeur, euse)J'aime bien mes autres enfants, comme vous aimez fort M. de Sévigné, mais assurément nos deux filles sont hors du pair.
Let. à Mme de Sév. 3 janv. 1676 (pair, aire)Revenons aux huit maréchaux : en 1668 on en fit trois, et ce nombre étonna tout le monde ; en voici huit qu'on vient de faire [à la mort de Turenne]… pour peu qu'on augmente la première promotion qu'on en fera, ce seront véritablement des maréchaux à la douzaine.
dans ID. t. IV, p. 8, éd. RÉGN. (maréchal)Se voyant éconduit et moqué, il ne garde plus de mesure.
dans RICHELET (éconduit, uite)Je vous ai trouvée bien à redire depuis quinze jours.
15 sept. 1677 (redire)Le même caprice qui fait faire des fortunes prodigieuses à de certaines gens, fait faire à d'autres de grandes disgrâces sans fondement,
Lett. à Mme de Sévigné, 23 déc. 1670 (disgrâce)Ce qui rend… considérable la charge de mestre de camp général, c'est qu'elle est unique.
Mém. éd. CHARPENTIER, t. I, p. 343 (mestre de camp)J'étais tout près de vous faire une rabutinade, ma chère cousine, sur ce que je ne recevais pas la réponse que vous deviez à ma lettre du mois de janvier.
à Mme de Sévigné, dans BESCHERELLE (rabutinade)Quoique je me sois quelquefois en ma vie exposé à de pareilles aventures à celle du marquis d'Albret, j'ai toujours trouvé qu'on était bien sot de mourir ainsi ; mais il me le paraît aujourd'hui plus qu'il n'a jamais fait ; passe encore si on était assuré d'être aimé, mais mourir pour une guenipe !
Lett. à Mme de SÉV. 12 août 1678 (dans SÉV. édit. RÉGNIER) (guenipe)Il est vrai que les projets des hommes les plus sages sont bien peu de chose, quand il plaît à Dieu de les confondre ; et, quand il lui plaît aussi, les conduites folles ont d'heureux succès ; cependant il est toujours bon d'être sage ; car, outre qu'on n'a rien à se reprocher quand on n'a pas réussi, c'est que d'ordinaire Dieu se met du côté des prudents.
à Mme de Sév. 31 déc. 1678, dans SÉV. t. V, p. 511, édit. RÉGNIER (sage)Voyant de plus près la différence qu'il y a de vous à elle, je vous aimerai toute ma vie.
dans RICHELET (différence)