Roger de RABUTIN, Comte de Bussy, dit BUSSY-RABUTIN, auteur cité dans le Littré

BUSSY-RABUTIN (1618-1693)

Dans le texte d'origine du Littré, les auteurs pouvaient être nommés par de nombreuses variantes. Dans cette version en ligne, la forme BUSSY-RABUTIN a été choisie.

96 citations dans le Littré

Œuvres citées dans le dictionnaire Littré

Cette liste des œuvres a été compilée manuellement pour ce site web. Elle n'est pas exhaustive, et privilégie autant que possible les références aux éditions originales. Elle peut toutefois comprendre des publications contemporaines d'É. Littré, lorsque ce dernier était explicite sur ses sources ou qu'il cite des compilations. Le dictionnaire imprimé contenait d'ailleurs une liste très partielle des œuvres et auteurs.

Titre de l'œuvre Date de parution Citations
Histoire amoureuse des Gaules 1665 12 citations
Roger de RABUTIN 52 citations

Quelques citations de Roger de RABUTIN, Comte de Bussy, dit BUSSY-RABUTIN

Voici un tirage aléatoire parmi ses 96 citations dans le Littré.

  1. Nous autres malheureux sommes fort délicats et tout près d'être sur le pied gauche ; nous prenons les moindres négligences pour un oubli.
    Lett. t. IV, p. 8, dans POUGENS (pied)
  2. Se trouvant plus heureux qu'il n'avait espéré, il [Caderousse] tâcha de profiter de sa bonne fortune ; Mlle de Toussi avait pour le moins autant d'impatience que lui de le satisfaire, mais elle avait les raisons du tablier, qui est un obstacle terrible pour les amants.
    France galante, p. 305, éd. POITEVIN, 1857 (tablier [2])
  3. Cette recherche marque en lui une furieuse nécessité à vous aimer.
    Hist. amour. t. I, p. 73 (nécessité [1])
  4. Le soir, comme on se retirait [à une partie de chasse], il s'éleva un petit vent qui obligea Mlle de Fontange de quitter sa capeline ; elle fit attacher sa coiffure par un ruban dont les nœuds tombaient sur le front, et cet ajustement de tête plut si fort au roi, qu'il la pria de ne se coiffer point autrement de tout ce soir ; le lendemain toutes les dames de la cour parurent coiffées de la même manière ; voilà l'origine de ces grandes coiffures qu'on porte encore, et qui, de la cour de France, ont passé dans presque toutes les cours de l'Europe,
    la France gal. (fontange)
  5. N'avez-vous point de honte de me mettre en état d'appréhender auprès de vous un misérable bourgeois ?
    dans RICHELET (misérable)
  6. Ne vous souvenez-vous pas, madame, de la physionomie funeste de ce grand homme [Turenne] ? du temps que je ne l'aimais pas, je disais que c'était une physionomie patibulaire.
    Lett. à Mme de Sév. 11 août 1675 (patibulaire)
  7. Mettre quelqu'un désagréablement en jeu.
    dans RICHELET (désagréablement)
  8. Nous ne sommes pas de votre opinion, Mme de Coligny et moi, sur la critique que vous faites de la maxime qui dit que la bonne grâce est au corps ce que le bon sens est à l'esprit ; nous croyons que M. de la Rochefoucauld veut dire que le corps sans la bonne grâce est aussi désagréable que l'esprit sans le bon sens ; et nous trouvons cela vrai ; nous croyons encore qu'il y a de la différence entre la bonne grâce et le bon air, que la bonne grâce est naturelle, et le bon air acquis ; que la bonne grâce est jolie, et le bon air beau ; que la bonne grâce attire l'amitié, et le bon air l'estime.
    Lett. à Corbinelli, 31 déc. 1678, t. v, p. 512, de SÉV. édit. RÉGNIER. (grâce)
  9. Le mérite de cette situation [le domaine de Chaseu] …augmente tous les jours par les propretés dont je l'embellis.
    à Mme de Sév. 19 déc. 1686 (propreté)
  10. Je ne vous dis pas que je vous aime ; cela s'en va sans dire.
  11. Voyant de plus près la différence qu'il y a de vous à elle, je vous aimerai toute ma vie.
    dans RICHELET (différence)
  12. J'ai dit dans notre généalogie, en parlant de vous [Mme de Sévigné], que vous étiez de ces gens qui ne devraient jamais mourir, comme il y en avait qui ne devaient jamais naître.
    dans SÉV. t. V, p. 544, éd. RÉGNIER (naître)
  13. Se voyant éconduit et moqué, il ne garde plus de mesure.
    dans RICHELET (éconduit, uite)
  14. Je voudrais vous parler de tout ; Mais je fais mal et vers et prose, Et ne pousserais autre chose Que votre patience à bout.
    Lett. t. V, p. 21, dans POUGENS (pousser)
  15. Je considère qu'il ne se faut pas faire tenir à quatre, quand les gens reviennent de bonne grâce.
    dans SÉV. 20 janv. 1678, édit. RÉGNIER (quatre)
  16. Au nom de Dieu, monsieur, aidez-moi de vos lumières, vous l'avez connu [M. de Lamoignon qui venait de mourir] et vous l'avez compris.
    Lettre au P. Rapin, 12 déc. 1677, citée par M. Regnier, SÉV., t. V, p. 405 (comprendre)
  17. J'aime bien mes autres enfants, comme vous aimez fort M. de Sévigné, mais assurément nos deux filles sont hors du pair.
    Let. à Mme de Sév. 3 janv. 1676 (pair, aire)
  18. Son savoir-faire nous garantira de leurs mauvais desseins.
    Lett. t. III, p. 103, dans POUGENS (savoir-faire)
  19. Je vous assure qu'à force de ne trouver que des riens qui vaille en son chemin, on devient rien qui vaille soi-même.
    Lett. t. II, p. 97, dans POUGENS (valoir)
  20. Il faut que j'aie une conversation avec Sa Majesté ; c'est le vin émétique pour moi.
    Lett. citée dans Gaz. méd. de Paris, 13 juin 1863, p. 377 (émétique)